Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement (cliquez ici pour une version pleine résolution):

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Pourquoi cette convergence est-elle néfaste?

Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins interreliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

Cette raison est celle qui, d’une certaine façon, englobe toutes les autres. Les profits engendrés par ces compagnies sont gargantuesques: à elle seule, Nestlé a engendré plus de 37 milliards de dollars de profit en 2010. Or, cet argent se convertit rapidement en pouvoir politique. De fait, dans notre système politique, des groupes de pression font sans relâche des efforts afin de faire passer ou bloquer des projets de loi. En général, plus les groupes de pression sont bien financés et organisés, plus ils ont les moyens d’avoir une grande influence sur les décisions prises au final. L’industrie alimentaire mène des activités de lobbying à toutes les échelles: internationale, nationale et locale. De plus, de grands montants sont investis par ces compagnies dans les campagnes référendaires de plusieurs candidats politiques, tous partis confondus. Il serait naïf de croire que ces compagnies investissent tout cet argent (en 2010, Kraft a dépensé un demi-million de dollars en contributions à des candidats politiques américains; Nestlé a, à elle seule, donné près de 300,000$ à la campagne de Schwarzenegger en Californie) sans rien attendre en retour: elles souhaitent avoir leur mot à dire sur les lois qui seront ou ne seront pas adoptées. Quant à savoir pour ou contre quels projets elles feront de la pression, le seul critère qui semble s’appliquer dans leurs choix est celui du profit. Cela est logique et semble légitime, puisqu’il s’agit de compagnies qui, après tout, ont pour mission de faire du profit. Cependant, la pression politique exercée en vue du profit entre souvent en conflit avec l’intérêt de la population, pour qui les politiciens devraient pouvoir travailler sans pressions contraires. Il est néfaste pour tous que l’intérêt de compagnies passe avant celui de la population, surtout lorsqu’il s’agit de domaines aussi importants que celui de la santé publique.

Le dossier de l’étiquettage des produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) en est un bon exemple: à ce jour, il est impossible de savoir si les OGM ont un effet dangereux sur la santé ou non. Malgré cela, une majorité des produits disponibles sur les tablettes des supermarchés contiennent déjà des OGM. L’État américain de l’Oregon a tenté, en 2002, d’introduire une loi pour obliger les compagnies à indiquer lesquels de leurs produits contiennent des OGM. On ne parle pas ici de bannir les OGM, ou même d’en réduire l’utilisation, mais seulement d’informer les consommateurs sur leur présence dans les produits achetés, et de leur laisser le choix d’en acheter ou non. Un immense lobby représentant les géants de l’alimentation s’est alors formé, chaque compagnie y contribuant à coups de dizaines de milliers de dollars (Pepsico y a investi 127,000$, Procter & Gamble, 80,000$). Au final, le projet de loi n’est pas passé.

Les élus, qui devraient en principe protéger la population, deviennent vite impuissants, surtout si leur élection dépend de fonds avancés par ces mêmes compagnies. Cela devient une forme détournée et légale de corruption, et il est facile de croire que si cela était possible, ces multinationales utiliseraient des moyens plus directs. Unilever a d’ailleurs admis au New York Times avoir donné des pots-de-vin, ou “facilité des paiements” à l’endroit de membres de gouvernements dans certains pays en voie de développement. Unilever a affirmé ne pas encourager ce genre de pratique, mais la tolérer lorsqu’elle est une « coutume locale ». Autrement dit: si les politiciens en place sont corruptibles et reçoivent déjà des pots-de-vin, aussi bien en profiter!

2 – Impacts sur la santé

C’est logique: notre santé passe en très grande partie par les aliments que nous consommons, c’est d’eux que finit par se constituer notre corps. Dans la mesure où une grande majorité des aliments que nous achetons sont fournis par un très petit nombre de compagnies, chacune d’elles a une immense part à jouer sur notre santé, qui repose en partie entre leurs mains. Or, contrairement à ce qu’elles pourront bien affirmer à travers diverses publicités, notre santé ne fait pas partie de leurs préoccupations sincères, bien au contraire.

En 2005, à peu près toutes les multinationales de l’alimentation se sont réunies pour mettre de la pression sur le gouvernement français, qui s’apprêtait à faire passer une loi interdisant les distributrices de sodas et de collations de type « junk food » dans les écoles, ainsi qu’à modifier le genre de publicité entourant les aliments néfastes pour la santé. Une grande partie du projet dût être abandonnée suite aux pressions de l’industrie alimentaire.

Pire, malgré des études de l’Organisation Mondiale de Santé et de l’UNICEF démontrant que l’utilisation d’un substitut au lait maternel pour nourrir les bébés contribue à la mort de 1,5 millions d’enfants par année dans les pays sous-développés. Nestlé, le plus grand fabriquant de substituts de lait maternel au monde, fait ouvertement la promotion du choix d’utiliser ses substituts même si la mère est en mesure d’allaiter. Ils vont jusqu’à financer les cliniques médicales de pays sous-développés qui acceptent de faire la promotion de leurs subsituts au lait maternel. Ces pratiques sont directement responsables de la mort ou de la santé fragile de millions d’enfants; un boycott international de Nestlé a d’ailleurs cours depuis les années 80 en raison de cette controverse.

3 – Impacts sur l’économie

Économiquement, le nombre restreint de compagnies sur le marché de l’alimentation nous place en situation d’oligopole. Deux conséquences majeures en découlent:

Premièrement, un marché contrôlé par un petit nombre de compagnies présente des « barrières à l’entrée », c’est-à-dire que toute nouvelle compagnie qui tente d’entrer sur ce marché aura la vie difficile, sinon impossible. Par exemple, si un nouveau producteur est assez chanceux pour que son supermarché local accepte de vendre son produit, c’est souvent sur des tablettes quasi inaccessibles que son produit sera placé, ce qui encourage très peu les gens à l’acheter, car de fait, les endroits bien en vue sont réservés aux multinationales, qui payent cher pour avoir ce privilège. Un petit producteur n’a simplement pas le budget pour rivaliser avec elles. De plus, les gens sont habitués aux marques des grandes compagnies, et ont d’emblée le réflexe d’acheter ces marques (qui bénéficient aussi d’appui publicitaire massif), ce qui rend la compétition avec elles beaucoup plus difficile. Et si finalement un producteur réussit à percer le marché avec un produit qui intéresse les gens, il est fort probable qu’il soit vite racheté par l’une des multinationales, et sa marque n’en deviendra qu’une autre parmi les centaines qu’elles possèdent déjà. Tout ceci empêche la saine concurrence du marché.

Deuxièmement, un oligopole mène souvent à un cartel, c’est à dire un petit groupe de compagnies qui fixe les prix à un montant plus élevé que ceux du marché, afin d’augmenter leurs profits sur le dos des consommateurs. C’est une pratique qui est généralement illégale et relève de la collusion, mais cela n’empêche pas les compagnies de s’y adonner. En avril 2011, Procter & Gamble a dû payer 211 millions d’euros d’amende après avoir été reconnu coupable d’un cartel de fixation des prix en Europe avec Unilever et Henkel. Henkel, la plus petite compagnie des trois (et donc celle qui en profitait le moins), n’a pas été pénalisée, car c’est elle qui a dénoncé le cartel aux autorités.

4 – Impacts sur l’environnement

Les compagnies qui contrôlent l’industrie alimentaire n’ont, en général, pas un dossier environnemental reluisant. En 2001, Kraft a décidé d’investir massivement dans une entreprise de lobbying auprès de l’administration Bush afin de militer contre le protocole de Kyoto. En Chine, Pepsico et Nestlé ont été condamnés pour pollution de cours d’eau. Unilever ont, quant à eux, illégalement déversé 7,4 tonnes de déchets contaminés au mercure à l’entrée de la forêt Pambar Shola en Inde, juste à côté d’une ville à forte densité de population. Unilever a été forcé de fermer cette usine de mercure pour cette raison. C’est aussi sans surprise que Procter & Gamble a milité afin d’affaiblir des projets de lois environnementaux européens à l’endroit des produits chimiques. En raison des pressions de P&G, la loi adoptée au final en 2003 par le parlement européen ne protège que très peu les citoyens et l’environnement de substances toxiques présentes dans les produits ménagers. Ce “militantisme” anti-environnementaliste dont font preuve ces compagnies n’a qu’un but: s’assurer que la production soit la moins chère possible à court terme. Les dommages causés à plus long terme à la population globale de notre planète, incluant celle des animaux, n’a aucun poids, sinon celui de bien paraître.

Mais l’impact le plus considérable que ces compagnies ont sur l’environnement est peut-être relié à l’utilisation massive d’huile de palme dans leurs aliments. En effet, les impacts dévastateurs (déforestation à grande échelle, délocalisation de communautés locales menant à des situations violentes, extinction d’espèces animales, émission de gaz à effet de serre) de l’industrie de l’huile de palme ont été révélés dans les dernières années, mais l’huile de palme est toujours massivement utilisée dans un foule de produits transformés, principalement en raison de son coût très bas et du fait qu’elle représente un substitut (tout aussi malsain) aux gras trans.

5 – Impacts humains

La réputation de plusieurs multinationales quant aux conditions de travail qu’elles imposent à l’étranger n’est plus à faire. Au fil des ans, des compagnies opérant dans de multiples domaines ont été sur la sellette, au centre de plusieurs scandales. Le fait que l’industrie alimentaire se comporte aussi de la sorte n’aura donc probablement rien de surprenant. Malgré cela, la sévérité des actions de certaines de ces compagnies risque d’en surprendre plus d’un.

En 2005, Nestlé a été poursuivie par l’ILRF (International Labor Right Fund) pour trafic d’enfants. Ces enfants sont amenés en Côte d’Ivoire à partir des pays environnants pour travailler sur les plantations de cacao utilisées par la compagnie. Malgré plusieurs avertissements lancés à l’endroit de Nestlé afin de les informer de ces pratiques, Nestlé n’a jamais vraiment réagi sur la question avant la poursuite. Une autre poursuite a été lancée aux États-Unis, où Nestlé est accusé de complicité pour esclavage, enlèvement et torture d’enfants dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. C’est sans parler du meurtre d’un dirigeant syndical en Colombie. Ce dernier avait publiquement dénoncé une stratégie sournoise qui permettait à Nestlé de changer l’étiquettage de poudre de lait importée pour qu’elle paraîsse être un produit local. La poudre, souvent passée date, était importée à rabais de pays voisins. La plainte mena à une enquête policière qui confirma les faits et traduit Nestlé en justice pour avoir miné la santé publique. Plusieurs autres meurtres ont mystérieusement frappé les travailleurs qui ont déposé des plaintes contre Nestlé. Mais ce genre de pratiques n’est pas le monopole de Nestlé: le dossier de Coca-Cola n’est pas plus reluisant.

Comment réagir?

Difficile de ne pas se sentir impuissant face à des multinationales qui disposent de budgets aussi immenses, d’une grande influence politique et qui peuvent systématiquement se payer les meilleurs avocats pour contrer toute poursuite. Mais les revenus exorbitants de ces compagnies, qui maintiennent ces pratiques, ne poussent pas dans les arbres… ils proviennent de nos poches! Ce sont nous qui leur donnons lorsque, chaque semaine, nous achetons les centaines de produits qu’ils nous offrent au supermarché. L’alimentation représente un marché gigantesque: chacun de nous doit se nourrir pour rester en vie, et ce, à répétition! Nos visites au supermarché sont régulières et représentent, à la somme, une grande partie de nos budgets. Il serait donc erroné de croire que l’impact que chacun de nous a sur cette industrie est minime. Faites l’exercice, et calculez combien d’argent vous consacrez à l’épicerie par année. Mieux encore, tentez de remarquer, à votre prochaine visite, quel pourcentage des produits que vous achetez sont vendus par ces quelques multinationales: vous pourrez ainsi calculer environ combien d’argent vous leur donnez. Le résultat risque d’être surprenamment élevé. Ainsi, même si un seul de nous coupe sa contribution, l’impact sera de plusieurs milliers de dollars!

Deux obstacles se posent cependant:

- Il est difficile d’éviter les produits vendus par cette poignée de compagnies. Ils sont partout, et parfois il peut sembler qu’aucune alternative ne s’offre: si on n’achète pas le produit de Nestlé, alors on achète celui de Kraft ou de Pepsico. Mais des alternatives existent, il suffit de les rechercher. Elles demandent parfois un effort supplémentaire, surtout l’effort de faire un peu de recherche sur la provenance des produits que nous choisissons d’acheter (et sur la compagnie qui les fabrique). Cet effort se voit toutefois récompensé au niveau individuel par la conscience de faire un bon choix, et au niveau collectif par de l’argent investi ailleurs que dans ce système oligopolistique.

- Les marques détenues par ces compagnies font partie de nos vies depuis longtemps, elles sont partout. Nous y sommes habitués, parfois attachés. La publicité nous encourage sans cesse à les acheter. Très souvent, il est très difficile de s’imaginer les bannir toutes de nos vies, tout d’un coup, et de changer entièrement nos habitudes en un tournemain; ça n’est tout simplement pas réaliste.

Mais ces obstacles ne doivent pas nous arrêter! D’abord, il peut être pratique d’imprimer notre grand graphique et de le traîner à l’épicerie pour faire le diagnostic de nos habitudes, mais aussi pour regarder les produits disponibles qui n’appartiennent pas à ces compagnies: on prend ainsi conscience des alternatives possibles. Ensuite, il est possible d’essayer les produits qui s’offrent à nous comme alternatives, peut-être que plusieurs nous plaîront, et que nos habitudes seront ainsi plus faciles à changer. Il peut aussi être profitable de tenter de changer nos habitudes une par une: au fil du temps, notre impact s’agrandira de plus en plus, et nous ne serons pas aussi déstabilisés. Cette façon de faire est du moins plus réaliste qu’un boycott soudain et inflexible, même si celui-ci est idéalement souhaitable.

Informons-nous!

Ne nous laissons pas manipuler par la publicité, car c’est par l’ignorance que ces compagnies réussissent à avoir un si grand pouvoir. De fait, si tous étaient au fait de leurs agissements, leurs profits seraient en baisse constante: très peu de gens accepteraient d’endosser leurs actions. Une foule d’informations et d’articles sont disponibles sur internet, qui n’attendent que d’être recherchés. Pour ceux que ce sujet intéresse, nous recommendons aussi l’excellent documentaire Food Inc. qui dresse un portrait très large de l’industrie alimentaire aux États-Unis (la situation américaine est fortement similaire à la nôtre).

Finalement, n’hésitez pas à consulter les pages que nous avons créées sur quelques-unes des compagnies, où nous dressons une liste sommaire (et incomplète) de faits intéressants sur chacune. Nous y avons inclus ConAgra, qui ne se trouve pas dans le grand graphique du fait qu’elle est une moins grosse compagnie. La décision d’y consacrer une page relève de son bulletin éthique scandaleux: nous vous invitons à consulter sa page pour en juger par vous-mêmes.

111 Responses to Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

  1. Nico Laro says:

    Magnifique, je n’étais pas au courant de tout ça, c’est vraiment effrayant ce pouvoir que ces multinationales ont sur nous, en nous manipulant par la publicité

    • Pascal says:

      Mais quand est-ce qu’on comprendra que c’est le client qui a le pouvoir ?! Elle n’auront plus aucun pouvoir sur nous si nous le voulons !

      • Kevin Breault says:

        Pascal: Les compagnies commencent à comprendre que c’est le client qui a le pouvoir*. Elles montrent les avantages de leurs produits par la publicité (de plus en plus varié de nos jours). Leur pouvoir s’arrête là, c’est au consommateur de décidé ce qu’il achète.

        Si je peux répondre avec autant d’assurance à ton commentaire, c’est que je suis un employé de Procter & Gamble. Je peux t’affirmer que chaque commentaire est écouté attentivement et que les employés donnent leur 110% pour excéder les attentes des consommateurs.

        • Que faire du pouvoir politique via le lobbying? Votre vision de la publicité me semble aussi un peu utopique, la publicité a comme seul but de faire augmenter les ventes, donc la publicité la plus efficace pour le faire sera celle choisie; pas nécessairement celle qui se contente de vanter le profit. C’est un lieu commun que les études psychologiques de réaction des consommateurs aux différents types de messages sont utilisées par les agences de marketing, c’est un exercice de manipulation (bien que le consommateur reste, en effet, responsable de son choix).

          • Kevin Breault says:

            Je ne veux en aucun cas diriger la discussion vers la politique mais dans notre système actuel, le lobbying peut être en effet très lourd de conséquences. Ce sont nous, les citoyens qui votons et choisissons nos dirigeants.

            Les compagnies choisissent leurs publicités en fonctions de leur stratégies. Leurs buts peut être variés: maximiser les profits, améliorer leur image corporative, etc… C’est bel et bien au consommateur de faire ses propres choix.

        • There’s an English slang term for you: troll.

        • Denis says:

          Le pouvoir des compagnies est aussi celui d’essayer de berner le consommateur. Je prend comme exemple Knorr qui prétend que de réduire la quantité de soupe de 25% dans une boite permet d’afficher que la boite contient 25% moins de sel sans enfreindre la loi sur l’affichage et la publicité trompeuse. C’est en effet une très bonne façon d’essayer de berner le consommateur, et ça marche…

        • lee says:

          Et nique P&G qui viens s’incruste dans tous les commentaires. Pendez vous les gars

    • eric leblanc says:

      La publicité est un choix aussi. J’ai abandonné la TV ce qui fait que je suis relativement épargné

  2. Nathalie Roy says:

    Ce qui renforce mon désire d’encourager encore plus les petits producteurs locaux. De plus la traçabilité est inégalable et les profits vont dans les poches des artisans.

    • Kevin Breault says:

      Nathalie, les systèmes de production automatisée de nos jours permettent de retracer chaque produit avec un défaut à la minute près où il est sorti de la machine.

      • Marie says:

        ah bon ? Alors pourquoi on retrouve des bout de verres dans les petits pots de bébé qui ont été acheté et sont dans le placard de la ménagère ?? Entre la production, le transport et la centrale d’achat jusqu’au placard, personne n’a rien vu ….. sauf bébé :-(

        L’automatisation c’est bon pour le profit financier, c’est sur, mais beaucoup moins pour la qualité des produits !

        • Kevin Breault says:

          Marie, Retrouver du verre dans la nourriture pour bébé est tout simplement horrible. C’est le devoir des compagnies, qui l’ont compris ou le comprennent de plus en plus, de produire un produit de qualité, exempt de danger pour quiconque.

          Vous risquez d’être surprise par le fait suivant:

          Dans la plupart des usines Nord-Américaines, les systèmes automatisés sont souvent plus efficicaces que l’humain. Les systèmes en place pour assurer la qualité sont en marche 100% du temps tandis qu’un humain est parfois distrait…

    • Gaétan says:

      tout simplement!!!!!
      De plus, est-il tellement nécessaire de devoir choisir son pain de tous les jour parmi 67 marques, genre, couleur, multigrain blanc, brun, rouge et rose etc..
      Les producteurs locaux sont déjà en mesure de nous offrir des produits supers et pas plein d’OGM. C’est scandaleux que le consommateur ait tant de besoins inutiles et injustifiés. Pour ma part, par exemple, je peux me contenter d’utiliser une seule vinaigrette fabriquée au Saguenay qui est totalement excellente et moins chère. Pourquoi devrais-je en avoir 18 bouteilles dans mon réfrigérateur.
      C’est un article super et pas étonné de la convergeance qui y est présentée.

  3. Yvan Plante says:

    Pour briser le monopole des multinationales et restaurer notre environnement, pourqoi ne pas acheter des aliments bio, locaux et éthique. Joignez-vous à la communauté du Jardindesanges.com Ensemnle, nous allons changer le monde.

    • Kevin Breault says:

      Yvan: Certaines de ces compagnies possèdent de solides objectifs environnementaux. Souvent le fait qu’ils produisent en grande quantité leur permet d’avoir un impact minime sur l’environnement en termes d’impact par item produit.

      Exemple: 100 petites compagnies qui fabriquent 100 boites de jus par mois vont avoir un impact environnemental de production beaucoup plus gros qu’une compagnie qui produit 10000 boites de jus par mois. Leur systèmes sont optimisés pour: recycler l’énergie utilisée, recycler les pertes de production, optimiser la chaîne d’approvisionnement.

      J’espère que ces détails te sont utiles.

      • Jonathan says:

        Kevin: dans l’industrie alimentaire, ce que tu dis est vrai au niveau d’une chaîne de transformation. Mais je pense que tu sous-estime l’impact que ces grosses entreprises ont sur la durabilité des systèmes de production agricoles. Pour approvisionner leurs chaînes de manière régulière et à bas prix, elles poussent l’agriculture vers une artificialisation (monoculture, démembrement, utilisation de variétés sélectionnées plus adaptés à l’industrie qu’aux agro-écosystèmes…). Ces pratiques ont pour conséquence une hausse de l’utilisation des intrants chimiques (engrais, pesticides,…), de la mécanisation, une destruction des sols (première réserve de carbone au monde),…Quand on fait le bilan, nos sytèmes agro-alimentaires sont très polluants en terme de bilan carbone (notamment).

    • Mathieu says:

      il faut faire attention au bio. c’est souvent les multinationals qui en profitent (Encore) le plus …

    • Chiana says:

      That’s a skillful anewsr to a difficult question

  4. Patrice Bélanger says:

    Je ne consomme plus rien de ces compagnies depuis 4 ans et ma santé se porte de mieux en mieux.

  5. bob says:

    Excellent article. Vous seriez parfait pour prendre en main la cellule “Information” du projet Lapin blancJe vous invite à découvrir le projet, votre avis est le bienvenu, une collaboration très bien acceuillie. Au plaisir de vous lire.
    Gardez le sourire !
    Bob

  6. Jan says:

    cool sheet! thanks

  7. Eric says:

    Un petit hic au combat contre ces entreprises… plusieurs pays (dont la France et, je crois, les USA) ont des lois anti-boycotts. Il est interdit (et je crois criminel) en France de démarrer un mouvement de boycott si il n’est pas appuyé par le gouvernement.

  8. Stéphane says:

    Merci pour cette prise de conscience. Il s’agit du même problème à mon sens que les effets de lq globqlisqtion et les monopôles bqncqires. D’ailleurs on peut ce poser la question, ce ne sont pas ces mêmes banques qui seraient les actionnaires majoritaires de ces compqgnies d’empoisonneurs ?

    Pour moi il existe une alternative:
    Dans la mesure du possible ACHETEZ des produits locaux !
    - meilleurs produits : plus sain pour la santé
    – disminution des frais de transport et donc aussi moins de pollution
    - les agriculteurs gagnent mieux leurs vie tout en réduisant les coûts pour le consommateur
    - préservation du patrimoine génétique des espèces locales cultivées ou élevées

    et je pense que cette liste n’est pas exhaustive.

    • Kevin Breault says:

      Stéphane, je suis en accord avec quelques points que tu mentionnes mais uniquement du côté alimentaire. Il est tout simplement plus sain de consommer des aliments non transformés. Par contre, ce n’est qu’en très faibles proportions que les aliments locaux sont moins chers. (vs produits du Mexique, de l’équateur, etc…)

  9. smith says:

    C’est bien de faire des polémiques mais cet article dit aussi des choses fausses. Il ne faut pas croire que ces grandes sociétés contrôlent tout. L’agroalimentaire à une spécificité propre: la grande majorité des sociétés agro sont des PME, donc non il n’y a pas de barrière à l’entré!
    Deplus la polémique des laits infantiles date des années 80, je pense que Nestlé pourrait avoir du repis 30 ans plus tard. D’autant que dans de nombreux pays en voix de développement des mesures draconiennes ont été mise en place, je pense notamment à l’Inde qui interdit tout marketing sur les laits en poudre même les échantillons en hôpital.
    Ces sociétés ont l’avantage d’avoir mis en place une traçabilité et une gestion de la sécurité alimentaire qui n’est pas toujours faites chez certains petits producteurs!

    • Merci de commentaire, mais j’apprécierais que si vous allez jusqu’à affirmer que des informations y sont fausses, vous appuyez ces dires, et je me ferai un plaisir de rectifier le tir dans l’article. Rien dans votre commentaire me démontre que quelque information y soit fausse.

      À propos des barrières à l’entrée, la situation d’oligopole entraîne automatiquement des barrières à l’entrée, c’est du moins ce que tous les cours de base d’économie enseignent, et la logique les favorise quand on y pense bien.

      À propos de Nestlé, le fait que la polémique date des années 80 la rend, à mon avis, encore plus outrageuse, du fait qu’elle dure toujours. Si Nestlé avait modifié ses pratiques, la situation serait différente, mais présentement, Nestlé continue, 30 ans plus tard, comme si de rien était, sachant très bien les problèmes éthiques que cela pose, et le nombre de gens dont la santé est gravement affectée par ces décisions. Je ne vois pas pourquoi Nestlé mériterait du répit.

      Quant à la traçabilité, parlez-vous de la traçabilité pour le consommateur? Bonne chance pour savoir exactement d’où proviennent tous les ingrédients qui forment ces produits transformés…

      • Moumoutte says:

        Le récent scandal sur la viande de cheval trouvée dans les plats Findus illustre parfaitement la difficulté de tracer aujourd’hui les circuits de transformation alimentaire de plus en plus complexes et alembiqués !

  10. L’image haute résolution disponible sur votre site est vraiment intéressante. Merci de la partager. Selon BBC la vente de ‘Pringles’ par Procter & Gamble à Kellogg’s devrait etre completée d’ici la fin de l’été.

    Je tiens à ajouter certains bémols à votre article par exemple… Les compagnies alimentaires sont très transparentes face aux ingrédients de leurs produits. Il n’y a qu’a y lire les informations nutritionelles pour savoir si le produit correspond à votre diète ou non. Il m’arrive souvent de voir sur les étagères des produits bio qui sont moins bénéfiques pour la diète que des grandes marques.

    La plupart de ces grosses compagnies sont des joueurs clés dans des programmes d’aide humanitaire. Une simple recherche sur les principaux donateurs de Centraide serait un bon départ pour ce bâtir une opinion objective. Un bon exemple de campagne est PUR, où Procter & Gamble démontre une incroyable responsibilité sociale.

    En conclusion, informons-nous objectivement, et non à sens unique.

    Note de transparence: Je suis actuellement employé par Procter & Gamble. Je donne à Centraide.

    • Marc says:

      bonjour,

      certaines lois obligent ces compagnies alimentaires a afficher certains ingrédients seulement, beaucoup se sont pas affichés.

      si on suis le raisonnement de leur pouvoir, les lois qui les obligent a afficher quelques ingrédients sont donc “autorisées” par ces compagnies donc les produits les plus nocifs ne sont pas affichés.

      La transparence est donc a remettre en question !

      ensuite il n’y a aucun rapport avec la diète, on parle ici de santé!
      un produit bio est meilleur pour la santé même si il est plus calorique !
      Car si il est vraiment bio, il ne contient pas de pesticides d’ogm et de substances nocives reconnues

      et le fait que ces compagnies aident les programmes humanitaires est d’une hypocrisie impressionnante !!!!

      ” je t’empoisonne, mais pour me faire bien voir, je paye ton hospitalisation!”

      n’oubliez pas de filmer ça et de faire de la pub sur tous nos aliments, du genre : un achat de la marque “Marque” contribue a l’aide humanitaire dans tel pays

      c’est Honteux !

      Marc

      • Kevin Breault says:

        Marc,

        À titre de connaissance personelles uniquement, je peux préciser que dans les produits emballés destinés à la consommation (alimentaires, suppléments), tous les ingrédients doivent être listés, et ce, en ordre décroissant de leur composition. Autrement, il est tout simplement illégal de les vendre en Amérique du Nord (ÉU, Can, Mex).

        Pour ce qui est de la question de bio, organique ou pas, heureusement pour ceux qui recherchent les produits bio (je suis un amateur de produits organiques en passant…), il existe plusieurs certifications difficiles à obtenir qui “prouvent” (à moins de violation de la loi répréssible d’amende sévère) que le produit est organique. Si un produit ne “claim” pas être organique, il ne l’est probablement pas. Si un produit prétend être organique, il faut toujours vérifié quel organisme le cautionne.

        Les compagnies utilisent généralement les programmes humanitaires pour améliorer leur image tout en appportant du support à des groupes ou peuples dans le besoin. Mon opinion sur le sujet: Bravo et merci! C’est une pratique corporative efficace qui démontre une gestion stratégique. En bref, ceci démontre que les opinions individuelles sont vastes à ce sujet.

        Merci pour encourager cette belle discussion,

        Kevin

    • En effet, merci de le souligner, Pringles a été vendu à Kellogg’s, mais la vente n’est pas effective avant juin de cette année. J’ai hésité longtemps avant de la mettre sous P&G et non Kellogg’s. Je l’ai finalement fait dans l’optique qu’à ce moment précis, le profit des Pringles va toujours à P&G, et le graphique vise à informer sur la structure actuelle. Lorsque la vente sera effective, le graphique pourra être modifié.

      La question des dons aux organismes de charité est complexe.
      - En premier lieu, le volet philanthropique d’une compagnie est avant tout une stratégie de marketing, afin de dorer l’image de la compagnie. Toutes ces compagnies gagnent immensément à avoir une image positive auprès des consommateurs, et les dons sont un moyen facile et sans effort d’y parvenir, il suffit de débourser une partie du budget de marketing, pas de brainstorming, de conception de publicité, etc.
      - En deuxième lieu, il faut se questionner sur la relation créée par les dons. Les organismes de charité dépendent de ces dons pour leur subsistance et leur bon fonctionnement. Les donc des compagnies peuvent atteindre de gros montants. Le dicton selon lequel “on ne mord pas la main qui nous nourrit” me vient à l’esprit… dans quelle mesure un organisme de bienfaisance pourra-t-il critiquer les actions immorales de compagnies qui les financent? Il sera plus sage pour elles de s’en abstenir. Elles perdent ainsi une saine indépendance.
      - En troisième lieu, à quel point est-il pertinent que les compagnies, dont le but est de produire et vendre des produits, donnent de l’argent aux organismes de charité? Les gens ne devraient-ils pas choisir à qui ils veulent donner, via leur budget personnel? Si les compagnies coupaient tout don de charité, ils pourraient réduire les prix de l’équivalent de cette coupe. Cet argent revient dans le portefeuille des consommateurs, qui sont alors libres de le donner à l’organisme qui leur plaît.

      Malgré tout, je suis en accord total avec votre conclusion: informons-nous objectivement, et non à sens unique!

      • Kevin Breault says:

        Joki,

        Merci pour la précision sur le raisonnement et félicitations pour la création de cette image qui devrait selon moi figurer dans tous les bons matériels d’enseignement de tout ce qui a rapport au vaste monde des affaires. Si tu décides d’en faire l’expansion, je m’engage à collaborer dans tes recherches et à te fournir au mieux de ma connaissance quelques marques manquantes.

        Je suis d’accord avec vous que de faire un don est personellement facile. Cependant, d’encourager les dons en préparant des campagnes n’est pas choses facile. Je connais personellement plusieurs individus qui seraient extrêmement choqués par tes propos car ils donnent beaucoup de leur temps en brainstorment, planifiant et exécutant de telles campagnes. Il est connu qu’une campagne créative génère beaucoup plus de dons. Merci aux gens qui donnent de leur temps et argent à préparer ce genre de campagnes.

        Pour ton 2e point, je ne vois pas comment les organismes de charités pourraient se permettre de “cracher” sur des dons. Leur mission consiste à récolter des fonds. Je ne comprends pas du tout tes arguments ici… Les compagnies ne bénificient pas de fonds illimités qu’ils peuvent dilapider n’importe comment. Lorsqu’ils donnent, l’exercice est ciblé et directement lié à la mission ou aux principales stratégies de celles-ci.

        Tu affirmes que le but de ces compagnies est seulement de produire et vendre des produits. Tu as tords. La plupart des compagnies sur ton image ont des buts beaucoup plus significatifs. Prends par exemple Kraft… Je te laisse en venir à tes propres conclusions.

        Sommes toutes, Il est clair que d’avoir une bonne image corporative est stratégique. C’est pourquoi la plupart des compagnies bien établies opèrent de la sorte.

        Merci à toi aussi pour encourager cette belle discussion,

        Kevin

        • lee says:

          Hé kevin!! Employé chez P&G? Pour une fois que je peux cracher ma haine envers votre entreprise et les autres (unikiller and co) Quand je vois le mix de produits chimiques dangereux individuellement et en cocktail que vous formulez dans vos produits, et dans bien d’autres on se dit qu’entre les mains de grandes entreprises, la planète cours a la ruine, l’homme cours a l’extinction et tout sa pour le pognon. Pourquoi du dimethicone, pourquoi des dmdm hydatoin, et j’en passe les methylchloroisothiazolinone et les bons parfums chimiques de vos produits (un parfum est toujours secret, un cosmetique a lui tout seul dans une composition, beaucoup d’ingredients cachés pour ne pas effrayer la menagere, sans parler de ceux qui ne sont pas sur l’etiquette)

          Pourquoi ne pas fabriquer du naturel et bio?

          J’espere que les générations futures se rebelleront quand elle auront compris tous les problemes que vous avez foutu sur terre (par exemple toute l’eau que avez contaminé “pour rien”, au lieu d’utiliser un equivalant bio)

          Signé: un gros boycotteur de la chimie

    • freebiecali says:

      avec tout le respect que je vous dois …

      je me disais aussi cette personne doit etre payer par la companie pour repondre.

      just adding my 2 cents

      je trouve ca assez amusant pour la note sur la transparence quand on sais qu en californie une loi (prop37) a été proposé pour mettre un label sur les boites comme quoi elles continnent ou non des OGM 44 millions de dollars on été versé pour des publicitées mensongaires a la télé et a la radio .44 millions de dollars qui aurait pu etre utilisé pour convertir leur cocontion chimiques en produits sain/non toxic et organique … mais non plutot que de changer les ingredients, mentir au consomateur est tellement plus profitable .

      les OGM ne sont pas labellé aux US .quand au label du type “high fructose corn sirop ” je ne pense pas que ce soit bon pour qui que ce soit au niveau diet (c est d ailleur l ingredient clé de l obesité aux US).
      dois-je mentionner tous les colorants et msg ajouté a la nourriture produit en masse . rien de bon pour la santé .

      l aluminium dans les deodorant pour femme cause le cancer du sein ….
      pareille pour les cremes et autres produits de beauté qui continennent du paraben.

      quand au programme humanitaire rion bien , c est uniquement une etiquette commerciale . pour se donner une meilleur image au pres du consomateur (et deculpabiser ?) que ces companie font des dons .

      prenons un exemple quand on sais que cherrios a donner 46 000 dollars pour une companie anti cancer mais que ce sont leur cereals aux ogm qui le provoque , c est un peu ironique non ? a coté general mills donne $1,135,300 dollars pour voter non contre un label . c est $1,135,300 qui aurait pu etre donner a des associations … bref faut arreter de donner de fausses informations aux consommateurs nous ne sommes pas dupe .

      quand aux gens qui veulent evitez tous ces produits achetez locale et organique (bio) certifié . quand aux produits de menage /nettoyage il existe des produits vert 100 pourcent naturel . je nachete JAMAIS aucune marque cité plus haut par choix personel je nai pas envie d etre malade plus tard et je préférerai laisser une terre plus saine aux generation future.

      quand a la reponse sur produits organiques kashi a été condamné aux US car ils contenaient des OGM . ( ce qui est normalement interdit dans les produits organiques/bio) alors oui il existe des lois pour controller si le produit est organique ou non mais vu que tout est produit en masse je doute que chaque boite soit controllé .ce nest que mon opinion personelle mais qu une marque organique est racheté par une de ces grosse companie , je doute vraiment que la qualitée suit…. sans oublié que les benefices tiré de ces produits retourne vers ces grosses companies indirectement .

      • Kevin Breault says:

        freebiecali,

        Comme toi, je suis un lecteur qui exprime son opinion personelle. C’est uniquement pour plus de transparence que j’ai mentionné le nom de mon employeur. Je ne suis malheureusement pas payé pour blogger ou lire des blogs.

  11. Merci pour cette information,dont nous avons tous besoin!Il est important d’informer,afin que chacun de nous prenne conscience,que nous sommes,les acteurs de l’enrichissement des multinationales,et que nous gaspillons notre argent,et souvent notre santé,au lieu de faire l’effort,de tout être vivant,de pourvoir soi-même,à son propre bien être,en faisant des choix,en connaissances de causes!

  12. Jasper says:

    PLEEEEASE write an english version of this!!! Or even a German one?? I would highly appreciate both!

  13. sven says:

    cher kevin,

    merci pour tes commentaires qui sont dans le but d’une discussion équitable et donc constructif vraiment bienvenue. merci aussi pour afficher ouvertement tes liens et le ton non-agressiv. malgre cela, je suis sur que tu es d’accord avec moi qu’on ne mord pas la main qui nourrit …

    je ne vais pas me plaindre de tous les efforts que les multinationales font, même si souvent c’est qu’un malheureux petit manteau vert et/ou social pour se donner un air. un bienfait est un bienfait et il y’en a jamais un de trop …

    est-ce que tu as vu le film “taste the waste” ou “food.inc” ? On y voit de manière très claire – quoique un peu subjectif, je l’admet – les perversion du système alimentaire actuel. et c’est vraiment degeulasse (pardon). je ne veux pas rentrer dans les details sinon je n’aurais pas fini ce soir … si jamais, tu es toujours bienvenue chez nous pour une discussion autour d’une bonne bouteille :-)

    Ce que je vous reproche le plus c’est de n’avoir (quasiment) aucune responsabilité envers la société. Cela finit par se payer un jour. Et la deuxième chose c’est vous enlevez aux agriculteurs leurs fierté du metier en les réduisant au simple collaborateur au plus bas de l’hierarchie avec des salaires minables et en detruisant leur santé. Tout ce que le paysan fait c’est produire de la nourriture pour que nous puissions vivre. Le paysan nous permet de vivre. Donc on devrait le traiter avec un respect certain, non?

    Qu’elle est la main qui me nourrit moi, tu te poses peut-être la question ? C’est ma femme qui a un bon travail dans les assurances et qui me permet d’être activ en tant que bénévol pour Slow Food. C’est notre manière de prendre de la responsabilité pour la société, de lui retourner qqchose, même si ou justement parce que nous tirons notre gagne pain de ce système absurde. Nous ne font pas tout bien, mais nous tâchons d’agir consiencieusement.

    cordialement,
    sven

    • Kevin Breault says:

      Bonjour Sven,

      J’apprécie tes encouragements, je ne m’y attendais pas. J’exprime ici uniquement mon opinion personelle… C’est vrai que je ne mord pas la main qui me nourrit mais je peux t’affirmer que je ne me laisserais pas nourrir par une main mal intentionnée!

      Je suis 100% en accord avec toi quand tu dis que
      “un bienfait est un bienfait et il y’en a jamais un de trop …”

      J’ai déjà vu food inc et sans trop m’avancer sur les détails je dois t’avouer que ça a renforcé mes convictions d’essayer d’acheter de la viande élevée sans antibiotique et des oeufs de poules en liberté (je le faisais déjà avant de voir le film). Sans toutefois débourser une fortune là dessus, par choix personnel.

      Je vois que je suis en retard pour partager cette bouteille (de prequ’un an!) mais si je passe dans le coin, ça me ferait plaisir.

      Je ne spéculerai pas sur le sujet de la responsabilité sociales des grosses compagnies envers la société. Je participe parfois avec de nombreux collègues à des petits évènements organisés par la communauté. Mon opinion personelle sur le sujet est que ça varie de compagnie en compagnie et que ça figure habituellement sur les pages web corporatives des compagnies.

      Je suis totalement en accord avec le fait que le paysan doit être traité avec respect. Il existe des choix intéressants pour le consommateur pour ce qui est du café et faire des achats locaux, cependant je suis d’accord qu’il serait intéressant que ces choix puissent être fait plus souvent.

      Je te félicite pour ton implication dans Slow Food et te remercie de m’avoir fait connaître le mouvement.

      Merci pour cette réponse et désolé pour le retard!
      Kévin

  14. sven says:

    Où est-ce que se trouvent les groupes Danone et Lactalis dans votre tableau ??? Vous trouvez des info ici : http://www.projet22.com/histoire-29/les-multinationales/

    • Alia says:

      Merci pour ce lien.
      Sur le site de Danone, une liste de marques du groupe:

      Actimel
      Activia
      Aqua
      Bledina
      Danette
      Danonino
      Evian
      Kefir
      Ser
      Stonyfield Farm
      Volvic
      Zywiec Zdroj

    • Merci en effet pour ce lien! J’ai malheureusement dû laisser de côté plusieurs compagnies qui ont une liste un peu moins longue ou diversifiée, dont Danone et Lactalis (mais aussi Smucker, Heinz…).

  15. Ted says:

    Very interesting, well done. I am missing Sara Lee in this image though:

    http://www.saralee.com/en/OurBrands/ByBrandName.aspx

    • The image was made with the Quebec market in mind, in which Sara Lee products aren’t sold (to the best of my knowledge). But several big companies were left out, like Smucker, Heinz and Dannon, simply because there’s wasn’t enough room for the “smaller” ones. Thanks for the link though, it is very useful information for US viewers.

  16. Daf says:

    Le schéma manque de clarté. Il n’y a pas de légendes. A quoi correspondent ces $ ? Que signifie spin-off dans de cas ?
    Je suis désolé mais on ne comprend rien.
    Je ne suis pas pro grands groupes mais lorsque l’on fourni ce type d’information le minimum est d’expliquer, de légender et de lever les ambiguïtés.

    • Les $ et les flèches représentent la direction que prend l’argent.

      Un spin-off est une compagnie qui décide de séparer l’une de ses branches comme compagnie autonome. Elle investit normalement dans cette “nouvelle” compagnie au départ pour assurer son bon fonctionnement, et les actions de la nouvelle compagnie sont divisées parmi les actionnaires de l’ancienne compagnie. Ainsi, l’argent continue à profiter plus ou moins aux mêmes investisseurs.

  17. Antonio says:

    How can the A&W brand name be owned by both Pepsico and Kraft? Please explain.

    • Niki says:

      “Outside Canada, the rights to the A&W brand are owned by Dr. Pepper Snapple Group, which in turn licenses the brand to the similarly named U.S.-based restaurant chain; A&W products are distributed via various U.S. bottlers. A&W Food Services of Canada, which is independent of both DPSG and the U.S. chain, is responsible for both the restaurants and the marketing of root beer products in that country,[5] with retail products being bottled and distributed by The Coca-Cola Company.”

      That’s from Wikipedia so take it for what it’s worth.

  18. RASHID says:

    Est-ce le contenu disponible en anglais? Si oui, où irais-je l’obtenir? (J’ai utilisé Google translate pour interpréter ce site, puis de traduire mon commentaire en français.)

    Je vous remercie!

  19. Je ne vois pas le groupe Danone qui est pourtant aussi important que certains sur la carte !

  20. Loetan says:

    à noter que Lipton est présent chez PepsiCo et Unilever. En effet, par une alliance, PepsiCo distribue Lipton (IceTea), mais la marque fait bien partie intégrante du groupe Unilever :)

  21. Julia Fielding says:

    Je fais des recherches transformation des produits alimentaires et d’approvisionnement à l’université Clemson. Avez-vous la source originale pour cette image s’il vous plaît?

    • Bonjour Julia,
      Il n’y a pas de source “originale” pour l’image, je l’ai moi-même faite à partir d’informations que j’ai amassées sur internet. Souvent, les sites officiels des compagnies donnent une liste (parfois non-exhaustive) de leurs produits. D’autres sites et articles aident à compléter les listes.

  22. blas says:

    Ou est Danone???

  23. pierre says:

    Où est la multinationale Koch Industries dirigée par les frères Koch et qui contrôle entre autre le papier lotus ???

  24. Alia says:

    Merci pour ce shéma. Ce serai bien de savoir qui est derrière ce site de convergence alimentaire…une rubrique “qui sommes-nous?” ou “à propos” serait la bienvenue.

    • Je comprends la pertinence de cette suggestion. Il est facile d’assumer qu’en tant qu’auteur de ce site, j’ai peut-être des intérêts personnels contre ces compagnies (bien que ça ne soit pas le cas). Je note cette suggestion et j’ajouterai éventuellement cette rubrique, merci!

  25. Marc says:

    un bouton pour partager cette information sur facebook et autre réseau sociaux serais bienvenu et inciterais a partager cette page !

  26. silly American says:

    Please create an English version of this site! We silly Americans aren’t cultured enough to understand other languages!

    • M Graham says:

      http://translate.google.com/#fr|en|

      Hi Use google translate to go from the french to english. There are a few oddly put together phrases but in the main its very good.
      Happy reading

    • Haha, I wouldn’t call you silly for not knowing a foreign language ;) I am currently working on an english version of this page, thanks for the interest!

      • Peggy Cartwright says:

        Ah, but we are unfortunate… very few children in our country learn another language, which is something I find very sad. Our children should get other languages in early grades as they do in the Netherlands, when kids just soak up another language so easily, and wind up speaking several. I was lucky and had enough French in school that I could figure out most of this article, which is a very good one and should be seen by everyone. P.S. I dated a French sailor named Gauthier when I was very young (during WWII).

  27. Litzor says:

    Gracias, genial infográfico, saludos desde Colombia, porque acá también llegan esas marcas…

  28. IllellaEves says:

    What heyday isn’t today?

  29. Melanie says:

    Hello,

    un autre petit son de cloche. On rentre souvent dans les grandes compagnies.
    Mais si par exemple, un petit fermier qui gagne un salaire misérable, découvre un nouveau légume, le commercialise, part sa propre compagnie, se diversifie, fait de l’argent.
    Allons-nous lui rentrer dedans quand il sera devenu une grosse compagnie ?

    • Bonjour,

      Vous semblez assumer que ces compagnies sont critiquées seulement parce qu’elles sont grosses, mais ça n’est pas le cas. Le réel souci sont les différentes conséquences néfastes de leurs actions. Une grande compagnie qui agit de façon éthiquement irréprochable n’a pas nécessairement lieu d’être critiquée, à moins que sa grosseur ne nuise d’une certaine façon au bien-être de la société.

      Je me permet de prendre votre exemple. Comme mentionné dans la section 3. du texte (impacts sur l’économie), cet agriculteur, ayant commercialisé un nouveau produit devenu relativement populaire, sera vite approché pour être acheté par une de ces compagnies, pour des montants astronomiques. S’il refuse, il se fera mettre des bâtons dans les roues, économiquement, judiciairement (brevets), etc. En général, les grandes compagnies finissent par avoir le dessus d’une façon ou d’une autre.
      Mais prêtons-nous au jeu et assumons qu’il a refusé toutes les offres, a réussi à défendre légalement son produit, et qu’il a réussi à créer une très grosse compagnie avec ce seul produit, tout en restant indépendant des autres. Peut-être même qu’il achète d’autres compagnies devient et un réel gros joueur. Est-ce qu’on va lui rentrer dedans parce qu’il est gros? Non. Mais influencera-t-il des décisions politiques par du lobbying qui vont à l’encontre de l’intérêt et de la santé de la population? Gérera-t-il sa compagnie avec des règles morales, ou sera-t-il prêt à faire tout pour faire monter ses profits (par exemple, faire travailler des enfants dans des conditions difficiles dans des pays en voie de développement)? Sa compagnie se mettra-t-elle à ravager certains écosystèmes? Sa compagnie sera-t-elle prête à frauder le système légal en place dans son pays d’origine? Si la réponse à l’une de ces questions est oui, difficile de ne pas lui rentrer dedans. Qu’il soit parti de presque rien n’est pas une excuse pour agir immoralement et à l’encontre du bien commun. Il n’y a rien de mal à faire beaucoup d’argent, mais il y a, selon moi, du mal à faire de l’argent injustement et immoralement, là est la nuance.

    • eva b. says:

      oui Melanie, il me semble bien, on ne rate pas un éléphant dans un couloir n’est ce pas? il est plus exposé…alors que la fourmi elle on ne l’envisage pas de la même manière! et des fourmis il y en a des tonnnes sur le marché car seuls quelques % des aliments commercialisés est représenté par le volume total produit par chacune de ces multinationales (à l’unité) ..et oui cela parait hallucinant mais c’est la réalité
      pour illustrer mon propos: prenons les 20 plus grosses multinationales (dont certaines sont indiquées dans cet article) et bien elles reprèsentent “seulement” environ 10 % du marché mondial, donc imaginez les milliers de petits et moyens producteurs (notamment locaux) !!….
      le marché ALIMENTAIRE mondial est Enorme, pas étonnant que tous se battent pour une part du gateau!

      nous devrions donc tous sans doute modérer nos propos effectivement….

      article très intéressant à lire, qui date un peu malheureusement: http://www.fao.org/docrep/w5800f/w5800f12.htm

  30. Emily says:

    Hello,

    Je fais des recherches pour un journal japonais, et quand j’ai montre cette graphique a un de mes collegues, elle etait tres interesse.

    Elle s’interesse a ecrire un article concernant le graphique et les relations entre tout les petits marques et les grands compagnies. Etes-vous l’originateur de cette graphique? Si non, ou est-ce que vous l’avez trouve?

    J’espere que je n’ai pas fait trop de fautes, ca fait plus que 10 ans que j’ai termine mes etudes de francais, et je ne sais pas comment mettre les accents avec cette ordinateur.

    Merci!

  31. eva b. says:

    wow, impressive article, but i’ve read enough about NESTLE for today:-)
    don’t you know that they are using the “breast is best” comment on all their adverts and that only their detractors (ie competition) are still trying to find ways to attack them regarding bb food products? Are you working for their competition? LOL
    same applies for P&G by the way..

    bb food and pet food products are the ones that are the most severely processed and qualitatively followed up processes!! please inform yourself before writing incorrect information, so that the readers that are not familiar with the way those big companies are doing business, do not get wrong info

    this article should be about raising interest and discussion on this subject and not trying to crucify some huge multinationals that are creating employment all over the world for us to eat and pay our bills also at the end of the month

    other than that, your article deserves our attention and you ‘ve put a lot of effort into it

  32. zee says:

    Hello,
    It’s awesome to see these relationships represented.
    I went to business school in the early 2000s, and they were a secret to nobody – but creating a visualization of this situation is so much more powerful and explanatory for everyone.

    One question: why is DANONE not in there?

    Cheers,
    Z

  33. Kimberly Boston says:

    Please forward this article translated in English. Thank-you

  34. Peggy Cartwright says:

    If only the 99% had had proper educations and had learned other languages in the not so good schools of the U.S., perhaps they could simply boycott, and persuade others to boycott all ten of these corporations. At any rate, I wish they would make large posters from the really good illustration to this article and keep them at every 99% site to remind people that just avoiding all of these products might help. I, for one, do not drink bottled or canned drinks, but make iced tea from fair trade tea and drink fair trade coffee… that seems to cut out about half the items on the chart. I shop at farmers markets, where one avoids packaged and canned foods. It’s a lot healthier too. With oatmeal for breakfast, who needs those big empty-calorie boxes? My mother taught me how to make soap when I was a kid… maybe I’ll go back to that now, also. Goodbye packaging, don’t get caught in the machinery.

    • freebiecali says:

      very well said , i couldnt agree more.

      just like you i avoid anything in a can or a bottle because of BPA .

      most people are not even aware of what those ingredients are or what kind of harm they can do to their health ,they buy it because a commercial on tv told them its good for you ( when its really not)

      its important to educate people and kids about it . monsanto spend big $$ going againt farmers who are trying to change their way of farming because they are now realizing how wrong it was.

      i only buy fair trade , green and organic products. anything that will help small honest organic farmer success .

      same goes for beef , i would only recommend people to eat 100 percent grass fed beef .

  35. Zaphod Beeblebrox says:

    Avisez-moi si avouez besoin d’une traduction meilleure que celui de Google Translate. translate.google.fr

    A few more names are absent: Bunge, Group Bimbo, Dole. This map seems incomplete – it is a work in progress. Also, the inclusion of the conglomerates in the “West” and “Southwest” portions of the map is dubious. Since when have Tide, Alberto VO5 and Tampax been foods? Proctor & Gamble, Unilever and Johnson & Johnson are convenient bad guys, but someone will have to explain to me what they have to do with convergence alimentaire.

    Further, such a map is necessarily incomplete as a tool to understand the competitive dynamics and the power of these firms because these firms, comparable in terms of size (in the tens of billions of $US in assets and revenues), are among other factors which influence the food industry. We cannot even give a measure of market share because there are several markets here. But, more important, we need to know the channels to the consumers. We also need an understanding of that mysterious brand name “No Name”.

    And we need to understand supply.

    As the president of Nestle has been pointing out for several years, the biofuels movement, subsidized with our moneys, is an ever greater factor in rising food costs. While this has only tightened household budgets across the middle class of wealthy countries, it is catastrophic for most people in developing countries. In the last few years I have seen bad fruit and vegetables for sale in markets of Asia, as the poor will buy this rather than spend more on merely ripe produce. The champions of the biofuel movement claim that REAL SOON NOW biofuels will use non food sources, but the fact of the matter is that farmers must choose between using their fields to produce for the prices of the food market, or for prices of the fuel market. The point is not that some are good guys and some are bad guys. The point is rather that the economics of the industry are far more complex than are suggested in the text accompanying the map.

    A little knowledge is a dangerous thing. I prefer democracy to any other kind of regime I have lived under (not many others: one dictatorship and also Singapore -call that a democracy if you want but don’t step put of line), but the Achille’s heel of democracy is the ignorance of the electorate. Most people who vote would take the map at face value. Most politicans know that, and so do not bother to improve their own knowledge.

    • Zahra says:

      “No Name” is what we call a no-name brand (a chain specific, generic brand) sold at the Loblaws/Provigo/Maxi stores in Quebec. I agree that hair styling, soap and hygiene products should not be included, but the chart is still useful.

      As for brands that are absent, are they sold in Quebec?

      I saw a reference to Sara Lee higher in the comments, and I remember their frozen cakes being sold in groceries years ago, but I never buy any, so I don’t know if they are still sold.

      Bunge: they sell minor products in Quebec, I would be surprised if they are a major player.

      Grupo Bimbo: they don’t sell anything in Quebec except maybe imported products in “ethnic” stores.

      Dole: I think they should have been added because they’re a major player in the fruit and vegetable market.

      Don’t forget, Joki did say higher in the comments that he/she focused on the Quebec market because it’s their local reality.

    • Pierrem says:

      Well the fact of including skin and hygiene products is actually appropriate in the “Convergence alimentaire” article: since we ABSORB those products through our skin,scalp, in a way that may also adversely affect our health AND THUS are also being nourrished or deprived of nutriments because of their use… For example: Brushing your teeth with fluoride ladden Tooth paste (falsely promoted as lifesaving, safe and effective by the powerful P&G,petrochemical lobbies….) is extremely toxic and detrimental to human health! and actually shows how the petro-chemical, pharmaceutical and agrobusiness are all converging and being controlled by too few hands…

  36. Amit says:

    Thanks a lot… it is very useful

  37. Philippe says:

    Allez chez IGA et acheter les etiquettes bleu. (Produit du Quebec)

    Un bon depart….

  38. Salut Joki,

    Un petit mot pour te dire que ta recherche est super pertinente et ton graphique tout simplement génial!

    Ce que j’en retiens essentiellement, c’est qu’il est de notre responsabilité à chacun de s’informer sur les produits que nous consommons. Si les Québécois sont davantage conscients de ce que les produits contiennent et qu’ils arrivent à voir au-delà du marketing, leurs habitudes de consommation, et conséquemment leur santé, ne peuvent que s’améliorer. En tant que pharmacien, je crois qu’il en va de même pour les médicaments.

    J’ai une question pour toi : tu mentionnes qu’un « boycott soudain et inflexible » est « idéalement souhaitable ». Pour ma part, j’ai toujours un peu peur des extrêmes, que ce soit d’un côté ou de l’autre. J’ai bien peur que si un boycott de masse se produisait, ce serait malheureusement pour les mauvaises raisons [i.e. "boycott des grandes entreprises internationales" (mauvais) vs "boycott des entreprises qui manipulent et mentent aux consommateurs"(bon)]. Un peu comme lorsque des gens signent une pétition sur la rue sans trop savoir de quoi il s’agit réellement… Les exemples que tu mentionnes ci-haut sont inquiétants, mais les grandes entreprises ne sont certainement pas toutes malfaisantes. N’est-il pas préférable de faire en sorte d’informer les gens afin qu’ils puissent prendre leur propre décision de manière éclairée? (ce que ta recherche accomplit très bien d’ailleurs!) Aussi, existe-t-il des précédents ou des preuves que les boycotts fonctionnent et sont efficaces? Tout commentaire à ce sujet serait apprécié!

    Encore une fois bravo pour ce projet fort intéressant!

    • Bonjour Olivier,

      Avant tout, merci pour le commentaire et les bons mots!
      Tes réflexions sur l’idée de boycott sont tout à fait excellentes et soulèvent beaucoup de questions.

      D’abord, j’aimerais distinguer l’idée d’un boycott individuel de celui d’un boycott collectif. Mon idée était avant tout d’appeler à un boycott individuel, sachant pertinemment que cet article ne rejoindra qu’une partie limitée de la population. En ce sens, si une partie des lecteurs font un boycott radical, d’autres un boycott plus flexible, et d’autres pas de boycott du tout (cela me semble réaliste), l’impact sera palpable et concret, sans non plus être extrême (ou même satisfaisant, dépendemment du but fixé). Une certaine valeur symbolique entre aussi en jeu, et au niveau individuel, il est gratifiant de savoir que notre argent n’encourage pas des pratiques que l’on considère immorales. Il m’est d’emblée très difficile d’imaginer un boycott collectif, soudain et inflexible. Les produits de ces entreprises font partie des habitudes de tant de gens, dont plusieurs n’entendront probablement jamais parler des faits que je rapporte ici.

      Mais tes réflexions semblent surtout s’articuler autour de l’accès à l’information: les gens devraient posséder les faits et pourraient ainsi prendre des décisions éclairées, et ceci étant, tout boycott ne se ferait que pour de bonnes raisons valables et non un certain activisme aveugle. Je ne peux qu’être en accord. En ce sens, la fin ne justifie pas les moyens, et si un boycott est souhaitable, convaincre les gens de le faire sans bien les informer ou même en les désinformant n’est absolument pas souhaitable, aussi bonne soit la fin recherchée. Par contre, compte tenu de l’ampleur et de la nature du boycott dont il est ici question, nous sommes loin de la facilité à signer une pétition en 10 secondes au coin d’une rue. Pour effectuer un tel boycott, un changement d’habitudes pénible à effectuer pour certains est nécessaire, et d’emblée, il m’est difficile d’imaginer quelqu’un qui s’applique à un tel effort sans raisons valables et éclairées. Par ailleurs, mon appel au boycott se fait précisément à la fin de mon texte ; je suppose donc que les lecteurs pourront prendre en considération les faits que j’ai avancé auparavant dans l’idée d’un boycott. Donc, pour répondre à ta première question, oui je crois qu’il est préférable d’informer les gens et qu’ils prennent leur décision de façon éclairée. Cependant, je ne crois pas que cela soit en contradiction avec un appel au boycott, surtout s’il est difficilement imaginable que celui-ci soit réellement collectif et inflexible comme dans ce cas-ci.

      Quant à ta deuxième question, je n’ai pas les connaissances factuelles nécessaires pour répondre. En principe, si un boycott a une conséquence négative sur les profits d’une compagnie (ce qui devrait être le cas logiquement), alors la compagnie n’a aucune raison de ne pas changer ses pratiques décriées, son but étant de maximiser les profits. Évidemment, certaines choisiront peut-être plutôt de dépenser de l’argent en relations publiques / publicité dans le but de limiter l’effet d’un boycott (ce qui peut rendre la tâche plus difficiles aux consommateurs afin de s’informer pour prendre une décision éclairée), mais si cela échoue, ceux qui payent ont au final le devoir décisionnel ; il en va de la survie de l’entreprise. Comme tu le dis bien, une entreprise n’est pas malfaisante parce qu’elle est grande. Mais puisque la grandeur peut se traduire en pouvoir politique via le pouvoir monétaire, un certain danger est toujours présent lorsque la compagnie dépasse une certaine grosseur. Le contrôle d’agences gouvernementales peut devenir plus fragile, et comme “chiens de garde”, il ne reste plus que la population qui consomment leurs produits. D’où, évidemment, l’importance de bien s’informer, que tu as bien souligné.

      Merci encore pour ta contribution à la discussion!

    • Pierrem says:

      C’est intéressant de voir un pharmacien participer à ce blog, j’aimerais savoir ce que vous pensez du fait que L’Ordre des pharmaciens du Québec ait de mandé que le millepertuis soit rendu disponible exclsivement sur recommandation du Pharmacien ET plus tard enjoint ces pharmaciens à NE PAS recommander celui-ci si des anti-dépresseurs étaient prescrits ou pris par le client sur la base d’interactions potentiellement néfastes avec ces derniers… Au lieu de recommander de ne pas prendre d’anti dépresseurs et de rester en feedback avec lui ou le médecin pour valider les effets et les bonnes posologies de millepertuis qui, selon de nombreuses études récentes démontre une efficacité impressionante à l’égard de dépressions (supérieure à de nombreux anti-dépresseurs et avec les effets secondaires néfastes en moins)

      Voilà un exemple des lobbys à l’oeuvre…

  39. Alain Foisy says:

    À corriger : Lipton se retrouve avec Pepsico et Unilever

    • Bien vu! En fait, Lipton appartient à Unilever, mais Pepsico sont détiennent les droits sur le marque quant à la distribution du thé glacé préparé (que l’on retrouve dans les machines de distribution de Pepsi). C’est pourquoi la marque se retrouve sous les deux compagnies.

  40. Bonjour
    Plusieurs compagnies sont propriétés de compagnies de tabac. Pourriez-vous indiquer cette information dans vos résultats? Je n’ai pas fait de recherches approfondies dons, je ne sais pas si ces infos sont robustes…Merci! (Conscientious consuming).

    • Bonjour Caroline,

      D’après mes recherches, aucune de ces compagnies n’appartient présentement à une compagnie de tabac. Cependant, Kraft appartenu très longtemps (jusqu’en 2007 si ma mémoire est bonne) à Philip Morris.

  41. Fernand St-Georges says:

    De plus nous ne voyons pas dans cette tentacule, l’immense pouvoir de Monsanto qui possède des actions dans la plupart de ces grandes industries, se cachant derrière celle-ci pour accroître son pouvoir sur les semences, pesticides, herbicides du genre.

  42. Vallières Louise says:

    Merci pour votre travail. L’information augmente notre niveau de conscience et nous donne quand même plus d’instruments pour agir. Pour ma part, je ferai un effort pour éviter ses produits et acheter le plus possible “localement”.
    Louise

  43. Danielle C. says:

    Bonjour
    ça me fait tiquer de voir Ocean Spray comme propriété de Pepsico dans le tableau. Ocean Spray est une coopérative, donc appartenant à ses membres, et non pas à une mutinationale….
    voir ici: http://www.oceanspray.fr/notre-cooperative/qui-sommes-nous/

    ou alors je voudrais des explications….

  44. vous oubliez les gens a très faible revenu, chaque semaine ils cherchent les rabais car apèrs le loye r, il reste 40$par semaine pour l’épicerie alors je comprends votre réaction mais qu’el est votre salaire annuel? moi c’est 10,000$alors parfois je me paie des produits bio, mais juste les légumes le prix est exorbitant , alors vous pouvez peut m’envoyez un chèque pur m’aider a mieux me nourrir. vous montrez seulement les commentaires de gens qui sont du même avis que vous , mais les gens en difficuté ne peuvent répondre faute d’ordinateur bonne journée

  45. Element D says:

    Toujours se rappeler que ce qui est dans notre assiette est notre meilleure pharmacie pour l’instant et nos vieux jours

  46. Makeda says:

    The picture isn’t working. Anywhere else I can find it?

    • Hi Makeda, I apologize for the picture not working – the website has been attacked yesterday and the picture has been taken down. I’m trying to resolve this in a secure manner. For now, I can e-mail you the picture if this would be helpful.

  47. Thierry says:

    Dans le graphique des marques, on retrouve Lipton chez Unilever et chez Pepsi-Co. Erreur ? Ou Lipton est détenu à 50/50 par ces deux marques ? A la base (depuis les années 80), Lipton, c’est Fralib et Fralib, c’est Unilever.

    • Thierry says:

      Je rajoute que le graphique ne comprend pas les sous-marques de distributeurs qui sont en fait produits par des groupes industriels apparaissant dans ce graphique. Ainsi les yoghourts aux fruits de la marque DIA (de type “bio” ou non) sont produits par Yoplait. Aussi ne pas acheter ces marques et se rabattre sur d’autres marques absentes de ce graphique (fort intéressant au demeurant) ne résout rien. Et échapper à cela, c’est totalement impossible !

  48. Un beau Bonjour,

    Le mois dernier, j’ai croisé “par hasard” sur internet, un reportage non-polémique qui avait pour sujet la main mise de Nestlé sur l’exploitation démesurée de la source “Poland Spring” située à Fryeburg (Maine) USA. Or 25 ans plus tôt, j’avais précisément séjourné à Fryeburg; je me retrouvais ainsi plongé à nouveau dans cette histoire d’eau démesurée, que je croyais n’avoir été qu’un mauvais rêve à l’époque…
    lorsque j’habitais Montréal dans les années 80, alors que j’allais souvent en fin de semaine, de l’autre côté des lignes…

    Après avoir visionné ce reportage un soir sur Arte (télévision franco-allemande), j’ai été très touché… Deux jours plus tard, je me suis lancé dans une sorte d’ “enquête improvisée”… au pas d’une fourmi attentive, histoire de “croiser” les informations. Ainsi, tout au long du mois, à mesure de mes découvertes, des films courts, des vidéos de “témoins inconnus”, comme de la lecture de documents Pdf, j’étais témoin d’agissements pour le moins écoeurants vis-à-vis des ressources en eau potable, tant par des municipalités , que des régions entières dans le monde, alors qu’au 1er rang des décisionnaires, figurent d’énormes multinationales d’origine Anglaise, Nord-Américaine, Chinoise, Française, Hollandaise, Italienne, Suisse…

    De tout mon coeur, je suis heureux aujourd’hui de pouvoir partager avec vous cette publication, alors que croyez-le bien, c’est un cri d’horreur qui me retourne le coeur…
    Ainsi par obligation, il est fort possible que vous puissiez ressentir vous aussi, une étourdissante odeur nauséabonde en regardant certains documents.
    Mais gardez-vous de la colère inutile et voyez aussi que des solutions existent !
    Le boycotte de certaines marques en est un très efficace parmi d’autres…

    De manière à aller vers le positif, j’ai consacré un petit dernier tiers de la publication, à une poignée de “guerriers pacifiques”, silencieux et actifs, petits et grands, qui sans grand bruit médiatique, informent, mettent en place et font fonctionner, d’intéressantes et simples solutions, tant en Afrique, en Chine, aux Etats-Unis, en France, en Inde, au Pérou… D’autres initiatives toutes simples d’information, sont des exemples : comme en Polynésie Française ou sur le site internet de la municipalité de Shippagan en Acadie…

    Alors oui, il est temps d’intégrer qu’un changement réel et venant du coeur, de certaines de nos habitudes de vie et de consommation, peuvent très vite avoir un impact positif au bénéfice de l’eau, donc de la Terre. En même temps, comme de solides grains de sable dans le carburateur des profiteurs, nous pouvons agir sans violence, sans pensés négatives, afin de peu à peu gripper le moteur de celles et de ceux qui pillent la planète, la polluent, gaspillent ses “cadeaux” et profitent de l’eau – bien commun de tous – ne cherchant qu’à créer du profit à tout “prix”, n’ayant rien à faire des dégâts irréparables que vous constaterez et ce, pour nombre de générations suivantes…

    Bon visionnement et bonnes découvertes éventuelles !
    N’hésitez pas à “copier/coller” autour de vous,
    les informations qui vous auront le plus intéressé…

    Pour le plaisir du partage Franco-Québécois…
    Amicalement

    Bertrand

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